iPhone 3G au Canada, Rogers agit comme un vaste frein
On évalue sommairement à 100 000 exemplaires du iPhone 3G vendu au Canada depuis le 11 juillet dernier. La première version du iPhone est utilisée par environ 30 000 Canadiens, qui se l’ont procurée par divers moyens afin d’être les premiers à les utiliser au Canada et qui n’ont pas eu peur de le déverrouiller ou de le faire déverrouiller.
L’entrée en jeu de Rogers dans le décor ne permettra pas d’augmenter de manière importante le nombre total d’iPhone et la part de marché d’Apple au Canada dans les téléphones 3G restera réduite tant que l’entrée de nouveaux acteurs GSM au Canada ne sera pas complétée, dont Vidéotron au Québec, qui s’active déjà à mettre en place son réseau.
Le Canada est le seul pays où il reste possible de se procurer un iPhone 3G en tablette. Dans tous les autres pays, l’attente est maintenant de plusieurs jours. Mais pourquoi en reste-t-il autant en tablette au Canada? Est-ce que l’iPhone 3G est un échec? Bien sûr que non. C’est Rogers qui freine l’engouement des utilisateurs.
Difficile pour Apple de soigner son image au Canada avec Rogers qui fait du tord à son image. Rogers fait tout pour faire le plus d’argent possible pour chaque iPhone vendu et refuse de traiter le iPhone comme un appareil ordinaire.
Prenez les utilisateurs à la carte, ceux-ci peuvent acheter tout appareil Nokia, Motorola ou autres au plein montant, et ce, sans aucun contrat. Pourquoi est-il impossible de se procurer le iPhone 3G à plein prix, et sans contrat? Pourtant, au Canada, seule Rogers a un réseau GSM, nécessaire au fonctionnement du iPhone. Donc Rogers n’a rien à perdre, car les utilisateurs doivent utiliser son réseau.
Par ailleurs, partout ailleurs, on peut avoir un iPhone avec un contrat de 2 ans. Ici il faut payer pendant 3 ans un contrat! Et de plus, le iPhone 3G reste verrouillé!
Rogers tient à garder sa clientèle captive, car bien avant la fin des ans des contrats des utilisateurs des iPhone, soit avant la fin de 2010, il y aura au Canada au moins 2 autres opérateurs GSM, et ceux-ci pourront également offrir des forfaits voix et données de manière compétitive. Et avec la mauvaise image que Rogers se voit maintenant affublée depuis qu’elle a annoncé les forfaits iPhone, Apple n’aura pas d’autre choix que de mettre fin à son entente avec Rogers et trouver un ou plusieurs partenaires beaucoup plus efficaces et équitables.
De manière concrète, que peut faire Rogers pour améliorer son image?
- Vendre les iPhone comme tous les autres téléphones, tel que Nokia.
- Offrir des contrats sur deux ans, quitte à vendre les iPhone plus chers.
- Offrir le iPhone sans contrats et à la carte, quitte à le vendre à plein prix, environ 800 $ CAD.
- Permettre l’abonnement à des forfaits téléphoniques réguliers et non seulement ceux réservés au iPhone.
- Prolonger l’offre de forfait data à 30 $ et offrir un forfait 3G illimité.
Rogers réagira-t-elle en améliorant son offre de service? A-t-elle vraiment envie de vendre le plus de iPhone possible et augmenter son nombre d’abonnés?
Histoire à suivre.
Nous tenons tout de même à féliciter tous ceux qui ont acheté un iPhone 3G.

